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CaP ou pas CaP ?!

21 km Trail du Val de Trie (Moyenneville-80) - 5e édition du 22/03/2014

27 Mars 2014 , Rédigé par Hubert Leclercq Publié dans #Récit de courses nature-trails



J'avais prévu d'aller rendre visite à la famille depuis quelques semaines mais pas de faire une course. Par curiosité, je suis quand même allé faire un tour sur le calendrier du site le-sportif.com et j'ai trouvé ce trail, à 14 km de chez ma maman.
Je n'ai pas pu résister et je me suis inscrit par internet sur la plus longue distance, le 21 km (l'autre épreuve étant sur 13 km).

J'arrive dans le hameau de mon enfance peu avant midi sous une belle averse de grêles. Ca promet pour cet après-midi. Le temps change rapidement et le ciel bleu réapparaît mais pas pour longtemps, comme chacun sait, après le beau temps, la pluie...

.


Le temps de manger et c'est déjà l'heure de se préparer puis de reprendre la voiture sous un ciel très menaçant. En arrivant à Moyenviille, rien n'indique qu'une manifestation sportive va se dérouler dans le village. Je me gare à deux pas de l'église, la route sèche vite grâce à un vent assez fort.

C'est en me rendant au stade que j'ai vu cette petite banderole qui annonce la course.

 

C'est une petite tente qui abrite l'accueil des sportifs pour la remise des dossards. Les coupes et les récompenses y sont aussi exposées. Nous sommes une bonne centaine de coureurs inscrits sur le 21 km et à peine une cinquantaine sur le 13 km.



Le dossard et le gâteau battu en main, je retourne à la voiture pour me mettre en tenue et attendre le départ. Un ravitaillement est prévu vers le 12e km mais je ne compte pas m'arrêter. Je ne sais pas ce qu'on va y trouver alors j'emporte mon sac à dos avec tout ce dont j'aurais besoin.
Je vais profiter de la présence d'un beau soleil pour aller m’échauffer et repérer un peu les lieux. Sur le parking de l'autre côté de l'église ça se prépare aussi. Aucune tête connue mais des maillots que j'ai déjà vu sur des courses parisiennes mais aussi sur de grandes manifestations comme la Transbaie, Millau, etc...
Je n'ai qu'une vague idée du type de parcours qui nous attend mais ce qui est certain c'est qu'un vent fort va bien nous enquiquiner.
On ne sait pas trop ou sera donné le départ. Ici c'est la campagne et on fait avec les moyens du bord. Pas de ligne tracée sur le sol pour nous indiquer où sera donné le départ. Je me trouve un petit coin et j'attends de voir ce qui va se passer.




A quelques minutes du départ un petit briefing est donné pour nous demander d'être vigilant sur les changements de parcours car si on part sur la mauvaise distance, pas de classement. Pour ce qui me concerne, ça m’ennuierait de ne pas faire 21 km !
Pas beaucoup de moyens mais un coup de pétard très fort libère le troupeau.

C'est quasiment en queue de peloton que je m'élance avec pour seul but de faire une sortie longue en mode reporter.
Un petit tour de la place du village et de l'église puis nous quittons le bourg pour entrer sur le premier chemin après 900 m de course.




Ca papote pas mal dans le peloton qui s'étire tout doucement et comme je n'ai pas pris la musique ça me distrait un peu.
Je suis surpris de l'état du terrain. Avec tout ce qui est tombé je m'attendais à beaucoup plus d'eau et de boue. Pour l'instant le parcours est agréable, pourvu que ça dure !
Après 2,6 km de course, cap à gauche toute et la première difficulté se présente à nous. Un long faux plat montant qui ne me résistera pas. En haut, je sors l'appareil photo ce qui fait causer un peu...


En plaine, le vent est très désagréable. Au kilomètre 3,8, nous retrouvons le bitume, ça monte légérement mais pas pour longtemps.
Tout baigne jusqu'au 6e km où ça commence à descendre. Comme je ne suis pas bon dans ce domaine et que le sol est recouvert de gros cailloux je ne prends pas de risque, je me retourne pour faire quelques photos..




Nous arrivons dans un hameau où je salue les rares personnes qui nous regardent passer. Comme je le pensais, tout ce qui se descend se remonte, une belle côte nous ramène en plaine. Je vais la monter tranquillement sans m'épuiser et en haut on retrouve ce p....n de vent !

Peu avant le 8e km les deux parcours se séparent. On ne se bousculait pas mais alors là, je me retrouve quasiment seul.
Je bois régulièrement l'isostar que j'ai emporté dans mes bouteilles et tout va bien, je me régale. Ca descend de nouveau. Nous arrivons dans un tout petit hameau où j'aperçois une énorme ferme aux portes de hangar numérotées de 1 à 12 ! impressionnant
Je dépasse un tracteur juste avant de tourner à gauche et là, surprise, une belle côte ! Je commence à la monter en courant mais rapidement je me rends compte que je vais y laisser des plumes alors je marche et j'en profite pour grignoter une barre de céréales.



Quelques concurrents en profitent pour me dépasser mais cela ne m'inquiète pas du tout,car je suis persuadé que certains vont se mettre dans le rouge, et c'est bien ce qui va arriver. 

Je suis surpris de retrouver nos camarades de la petite distance. Je ne savais pas qu'on les retrouvait pour les quitter à nouveau et pour de bon un kilomètre plus loin.

En bas d'une descente, quelques maisons et  quelques coureurs arrêtés au ravitaillement. Nous sommes vers le kilomètre 11,5. Comme prévu je le zappe et je continue ma route mais une nouvelle côte s'offre à nous. Je vais à nouveau marcher et me faire dépasser par des coureurs requinqués par le ravitaillement. Pas d'affolement, je ne m'occupe pas des autres et je poursuis à mon rythme.

Nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite en direction de Rogeant, à découvert mais fort heureusement le vent n'est plus de face. J'en profite pour doubler quelques personnes.
Avant d'aborder la descente vers le village, j'ai le temps d'observer les coureurs qui remontent de l'autre côté du champs. Ce qui me fait dire qu'on aura une dernière difficulté à surmonter avant de dérouler vers l'arrivée, sauf surprise....
J'entre dans le petit village, j'ai.chaud et j'ai pas mal bu si bien qu'à un moment ça doit ressortir. Je dois donc m'arrêter pour me soulager.
Quelques centaines de mètres plus loin, la grimpette est là. Un petite côte pas très raide mais qui casse bien les jambes quand même. 




On voit le long cortège de coureurs qui confirme ce que je pensais, c'est tout plat jusqu'à la fin.



Je ne sais pas ce qui me donne des ailes, la peur de me prendre une saucée ? l'isostar ? Mais je vais augmenter l'allure ce qui va me permettre de dépasser 6 ou 7 personnes juste avant d'entrer dans la zone pavillonnaire qui marque l'entrée dans Moyenneville.
Le coureur qui me précède est trop loin pour le rattraper. Nous entrons sur le stade ou un mini-cross nous attend avant de franchir la ligne d'arrivée quelques secondes après le monsieur que je ne pensais pas rattraper.
Mon GPS affiche une distance de 20,7 km.



Photo de l'organisation

 

Aussitôt arrivé, on me pique mon dossard.
Comme de grosses gouttes commencent à tomber et que la tente semble saturée pour profiter d'un ravitaillement, je fonce à la voiture pour rentrer vite fait profiter d'une bonne douche avant d'emmener ma maman faire ses courses.

Super content de cette belle sortie campagnarde. Une course bien organisée, bien balisée, des bénévoles super sympas, un parcours agréable et en bon état malgré les averses, bref, que du bonheur et pas mécontent d'avoir fait le déplacement.

Quelques chffres : 127 classés sur le 21 km ( contre 97 en 2013) et 48 coureurs sur le 13 km.


La trace de mon GPS :

Photos :

Site de l'épreuve avec toutes les infos sur la course, les résultats, les photos, etc...
http://www.trail-du-val-de-trie.com/

 

Prochain rendez-vous : le marathon de Paris le 06 avril

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valdenaire 28/03/2014 08:49

bonjour mon cher hubert,merci pour ton reportage et tes photos et bravo pour ta performance.

Hubert Leclercq 28/03/2014 12:55

Merci Michel !!