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CaP ou pas CaP ?!

35 km trail du pays de Sully (78) - Edition du 17/06/2012

18 Juin 2012 , Rédigé par Hubert Leclercq Publié dans #Récit de courses nature-trails

Sur les 3 courses proposées par la section athlétisme du CSM Rosny sur Seine je n'ai pas choisi le 10, ni le 17 mais le 35 km annoncé avec un dénivelé de 1000 m. Cette manifestation porte le nom d'un ministre d'Henri IV qui a été baron puis marquis de Rosny, le duc de Sully.
La ville est coincée entre la Seine et la forêt, toujours en Ile de France mais à deux pas de la Normandie et aux portes du parc naturel régional du Vexin Français.

Quelques jours avant l'événement l'organisation me met en relation avec des coureurs qui ont des soucis de transport pour se rendre à Rosny sur Seine. Il semblerait que le premier train pour rejoindre le cette jolie bourgade arrive après le départ de la première course.
Comme j'ai de la place dans la voiture j'emmènerai 3 traileurs : Sebastian, sympathique coureur d'origine Belge a qui j'ai donné rendez vous à la maison. Gérard, de passage à Paris alors qu'il vit principalement à Tokyo et Marie à qui j'ai donné rendez-vous devant le magasin planet jogging de l'avenue de la Grande Armée. Marie est membre du Nanterre athletic club le même club que notre ami Jean-Claude alias Laplombe.

Comme tout le monde est à l'heure, que ça roule super bien et que l'organisation a mis en place un fléchage dès l'entrée dans la cité nous arrivons sans problème sur le parking où des bénévoles nous accueillent et veillent à ce que nous nous rangions correctement. Nous sommes dans les premiers, nous avons du temps devant nous pour aller à l'école chercher notre dossard et pour nous mettre en tenue. Nous récupérerons rapidement notre sésame car il n'y a pas de queue puis tout le monde se prépare. Marie va retrouver ses camarades de club, Gérard va devoir patienter car le départ de son épreuve, le 17 km, est à 10 heures. Comme la consigne n'est pas surveillée Sebastian va laisser ses affaires à la voiture.



De retour à l'école, à peine le temps de discuter un peu qu'il faut se rapprocher de la ligne de départ.
Au micro il est annoncé prés de 500 concurrents sur l'ensemble des épreuves dont 180 sur le 35 km. 125 bénévoles sont mobilisés sur le parcours pour nous aiguiller, merci à eux. Le speaker nous promet un bon bain de boue ce que je redoutais mais vu tout ce qui est tombé ces derniers jours ça ne m'étonne pas. Pour terminer, il confirme que des points de ravitaillement nous attendent bien aux points kilométriques 11, 22 et 29.

Le briefing terminé nous observerons une minute de silence à la mémoire de Jihèle puis le départ sera donné. Même si le soleil est enfin avec nous il ne fait pas si chaud que ça à 9 heures du matin et j'ai bien fait d'opter pour les manchettes que je retirerai un peu plus tard. A noter que pour la première fois, j'ai embarqué dans mon camelbak l'ipod de ma fille.

Le peloton s'élance sous de nombreux encouragements. Pour moi ça sera un départ tranquille car je ne me suis pas échauffé et dès le premier mètre ça grimpe. 500 mètres de bitume et nous entrons dans la forêt, je m'attends au pire mais finalement le terrain n'est pas aussi détrempé que je l'imaginais.

Après 4 kilomètre les hostilités commencent avec une belle descente qui s'offre à nous. Certains vont la dévaler à fond. Je reste prudent car de nombreux cailloux jonchent le sol et je n'ai pas envie de tomber. Dans ma tête je me dis que si ça descend c'est que ça va monter à un moment ou à un autre et à peine le temps d'avoir terminé ma phrase qu'un beau petit raidillon fait son apparition.



Puis une belle ligne droite qui ne nous permettra pas de faire d'excès de vitesse car un radar a été mis en service en plein milieu de la forêt.





Jusqu'au premier ravitaillement qui se trouve bien au 11e kilomètre nous aurons d'autres belles lignes droites où il faut simplement faire attention aux flaques d'eau, puis deux ou trois (à l'heure qu'il est je n'en suis plus certain) descentes et grimpettes dont une petite bien raide juste avant de se restaurer.



Un grand merci aux bénévoles de ce premier ravito et c'est reparti.
Je vais suivre un groupe d'une dizaine de coureurs qui va me distancer assez rapidement mais vers le 13e km quelques-uns se sont trompés de chemin alors que le panneau était pourtant bien visible.
Mais ça grimpe de nouveau alors certains vont me repasser vite fait bien fait. Cela ne me perturbe absolument pas. Je suis bien et je vais continuer à mon rythme sans me soucier des autres. Je me suis trouvé un nouveau petit groupe et leur allure me convient, je ferme la marche.



Le seul truc qui me dérange c'est l'eau de mon camelbak qui n'est pas restée fraiche longtemps. Faut que je redemande à Neptune l'astuce qu'il m'avait donnée à Millau.

Bref, du 15e au 19 e km nous aurons à faire à la partie la plus boueuse du parcours. Les nombreuses ornières sont gorgées d'eau mais on arrive quand même à les éviter en étant prudent. Un concurrent que j'ai rattrapé n'aura pas cette chance et va même chuter après une belle glissade. Il se relève sans bobo mais il n'est pas content du tout car il s'est sali. Je le rassure en lui disant que le plus important c'est de ne pas s'être fait mal et de pouvoir continuer, la boue ça se lave…



Nous sommes désormais sur un chemin caillouteux à découvert. Je sens bien le soleil chauffer. C'est à ce moment que je vais regarder ma montre pour constater que je suis trop rapide pour le MBO. 20 km en 2 heures et des poussières ca va me faire arriver en 3H45 si je continue comme (j'ai annoncé 4H10 sur PCaP). Alors que tout le monde fait le maximum pour arriver au plus vite je vais faire le contraire...
Désormais dans chaque montée je vais marcher, dans un sens ça m'arrange car la semaine prochaine je remets les couverts.


Au beau milieu de la forêt avec vue sur la vallée de la Seine…Joli.

Encore une fois merci aux bénévoles, ici les dames du 2nd ravitaillement où je vais faire une longue pause et me goinffrer.



En plaisantant je sors "c'est bon le plus dur est fait !!"
Les dames se sont regardées et ont répliqué "certainement pas" sans vouloir en dire plus.

Arrêt trop long ? Trop mangé ? Trop bu ? Toujours est-il que j'ai beaucoup de mal à repartir et seul de surcroit alors par peur de me perdre je vais être hyper vigilant.
Puis j'ai un gros probleme. Le ventre garguille et réclame une pause technique. Au 27e km, je me trouve un coin tranquille, je vous passe les détails des orties qui me piquent etc…
Quand je repars j'en suis à 2h57 d'effort à 8 km de l'arrivée. Pour l'objectif c'est fichu mais c'est sans compter sur les dernières difficultés de ce beau tracé et mes arrêts photos.
Je vais désormais faire le yoyo avec des coureurs revenus sur moi mais aussi avec des concurrents que je rattrape.
Je repasse devant le radar.





Puis me voilà déjà au dernier ravito. Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la distance qui reste à parcourir et sur les pièges qui nous attendent.

Merci mesdames.

Encore quelques raidillons, quelques passages style "supercross" et la ville n'est plus loin. Un coureur qui est revenu à ma hauteur est victime d'une crampe. Je vais rester avec lui. Il me propose de me photographier, c'est super gentil, merci à lui, nous terminerons ensemble.





Je vais retrouver Gérard et profiter du ravitaillement où il n'y a plus grand-chose. Un bon sandwich et une bière me suffiront.
Gérard va m'apprendre qu'il y a eu un problème de balisage et que les premiers n'ont pas fait les 35 km et ne seront pas classés.
Etrange car j'ai trouvé que le balisage était parfait, la preuve, je ne me suis pas perdu. Marie arrivera quelques minutes après moi, pour une première bravo !!



Nous retrouvons Sebastian en compagnie d'un collègue. Il est satisfait de sa course comme nous tous d'ailleurs mais pas le temps de discuter car il et déjà plus de 13h30 et il y a une bonne heure de route.
Une superbe course 100% nature, bien organisée avec des bénévoles supers sympas et de belles rencontres. Merci à vous tous. Pour une fois je n'ai pas vu de papier ou des tubes de gel sur le sol jetés pas des coureurs, par contre j'ai vu beacoup de limaces.

J'ai quand même un petit coup de gueule. Je suis surpris par le nombre important de coureurs qui ne dit pas bonjour ni merci aux bénévoles. Sans eux il n'y aurait pas de course alors soyez sympa avec eux, remerciez les, ça ne coute rien et ça fait plaisir.

De retour sur la capitale je dépose Gérard à la Concorde et on se donne rendez-vous la semaine prochaine car avant de repartir au Japon il est inscrit sur la même course que moi. Sebastian compte se reposer avant de se lancer dans une nouvelle aventure.

Pour terminer, faire une course en musique c'est pas mal surtout quand on se retrouve seul mais j'ai du retirer une oreillette car je n'entendais pas ce qui se passait autour de moi. Par contre faut que je trouve une solution pour être moins gêné par le fil des écouteurs.


Merci de m'avoir lu et rendez vous la semaine prochiane pour les 30 km du trail du vieux lavoir.

Mes photos : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120617TrailDuPaysDeSully35Km
La trace GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=1737040

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