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CaP ou pas CaP ?!

Marathon de Paris - 37e édition du 07/04/2013

10 Avril 2013 , Rédigé par Hubert Leclercq Publié dans #Récit de course sur route

 

Deux jours après le semi-marathon de Paris, un courriel de Nissan m'annonce qu'un dossard pour le marathon de Paris m'est offert grâce à ma participation à leur jeu facebook. J'étais en pleine réflexion pour m'inscrire à celui de Cheverny qui a lieu le même jour, le problème ne se pose plus.
L'inscription faite, un collègue m'annonce qu'il fait aussi parti des chanceux. Pour sa première expérience sur la distance, il souhaite m'accompagner, il risque de s'ennuyer un peu...


 

Vendredi 5, direction la porte de Versailles avec Edouard pour le Running expo. C'est le passage obligé pour récupérer son dossard et profiter d'un salon dédié exclusivement à la course à pied.
L'enveloppe en poche, nous nous dirigeons vers le stand des options car, d'après le prix qui s'est affiché lors des formalités d'inscription, celui-ci laissait penser que nous avions droit à un extra. Nos noms figurent bien sur leur liste mais on nous invite à nous renseigner sur le stand de Nissan. Les hôtesses du stand en question sont au courant de l'opération facebook et nous remettent des cadeaux aux couleurs de la marque, mais pas d'option spéciale comme l'accueil vip auquel j'avais eu droit au semi-marathon de Paris (encore merci Greg !!).
Pas grave, nous continuons notre visite. Cette année le salon occupe le plus grand bâtiment du parc des expositions. Tout est sur le même niveau et la circulation est faite de sorte à ce que tous les coureurs passent obligatoirement par l’équipementier, partenaire principal de la manifestation dont le stand est immense.


 

Le salon que nous visitons est composé de stands d'autres équipemntiers, nutritionnistes, accessoiristes, organisateurs de manifestations pédestres, presse spécialisée...
Après une bonne heure de balade, de rencontres parfois surprenantes ("Hamid Belhadj 2h14 au marathon, bonjour !! ", tant mieux pour toi, moi c’est 4 heures !  Sympa quand même), nous devons quitter les lieux, les sacs rempli de publicités.
De retour à la maison, j'ai en tête toutes ces personnes qui achètent en grande quantité, boissons, barres énergétiques, gels en tous genres, gâteaux sports et j’en passe. Moi, qui ne boit que de l'eau (parfois avec un peu de jaune dedans, certes), mais qui ne consomme pas ce que j'appelle du dopage légal, suis-je normal ? En tous les cas le business est très rentable...


 

Normal, il ne faut pas l'être pour se lever à 5 heures un dimanche matin.
J’ouvre la fenêtre et le referme aussitôt. Pas de doute, ça caille. Ca sera manche longue sous le maillot et corsaire à la place du short.
Petit déjeuner avalé, douche prise, habillé, je quitte la maison vers 7 heures. Très peu de monde dans les rues du Marais. Les policiers sont déjà en place, les abords de l’hôtel de Ville ont été décorés aux couleurs de l’événement du jour mais pas de blue line sur cette partie du parcours.


 

Sur les Champs Elysées, c’est l’effervescence du côté de l’organisation. Quelques rares coureurs sont déjà dans les SAS, le départ est dans un peu plus de deux heures.


 

Direction la consigne pour me mettre en tenue et déposer mon sac. Il y a du monde mais ce n’est pas la bousculade. Un de mes voisins s’exclame  "C’est Gilles Bouleau !!! mais si, celui qui présente les infos sur la une !!" Je ne l'ai pas vu.


 

Impossible de retrouver quelqu’un dans cette masse si on ne s’est pas fixé un point de rendez-vous. De mon côté pas de tête connue alors, une fois le sac déposé auprès des gentils bénévoles, je vais profiter du temps libre pour aller prendre la température sur la plus belle avenue du monde. J’en profite pour faire quelques photos, mon appareil va me suivre dans cette aventure tout comme mon mp3.

 

A une demi-heure du coup de feu je me dirige vers mon SAS. Je vais profiter des sanitaires installées derrière les grilles. Un bref échauffement en musique démarre. Dans chaque SAS des podiums surélevés permettent aux coachs sportifs de montrer le tempo et de mettre l’ambiance. Mais 2 ou 3 chansons et le speaker reprend la parole pour annoncer, dans toutes les langues, le départ imminent des handisports.


 


 

L’hélicoptère qui nous survole confirme que les premiers concurrents vont bientôt s’élancer.  il signifie aussi que nous sommes désormais à l’antenne de France 3.
Après avoir répété une nouvelle fois les consignes, en français, en anglais, en espagnol, de bien se ravitailler à tous les points mis à notre disposition, de ne pas partir trop vite, le départ des handisports est annoncé au micro et il est accompagné de quelques applaudissements.
Puis c’est le départ des associations suivi par quelques paroles du maire de Paris qui appuiera sur la détente après le décompte final.


C’est parti, les élites sont dans la course.
Le speaker annonce que les derniers partiront environ 45 minutes plus tard...
Pour nous la pression monte. Tout le monde se débarrasse de ce qu’il n’a pas besoin. Les déchets volent quand ils ne sont pas laisser sur le sol.
On trouve de tout, les protections plastiques données par l'organisation pour se protéger du vent, des sacs poubelle, des vieux pulls ou maillots, des bouteilles d'eau ou d'urine... Attention sur quoi on met les pieds.


20 minutes après nous commençons à marcher pour nous rapprocher de l'arche. Les 3h45 sont lâchés !




La ligne franchie on se met enfin à courir ce marathon tant attendu.

Pour ce qui me concerne, la course va commencer à un rythme élevé, trop élevé. Emporté par la foule, par les nombreux supporters qui nous encouragent. Et on galope sans slalomer, on ne se bouscule pas, il y a de la place.
Alors que je devais aborder cette course comme une sortie longue de préparation au 100 km de Steenwerck, me voilà parti avec l'idée de faire 3h50.
Beaucoup de monde tout au long des champs Elysées, tout comme sur la place de la Concorde mais aussi sur toute la rue de Rivoli.

Je suis bien, je profite d'un paysage qui m'est très familier puisque je viens souvent m’entraîner dans le jardin des Tuileries que nous longeons.
Les monuments défilent : Le Louvre, le Palais Royal, la Samaritaine, la tour Saint Jacques, le BHV, l'hotel de ville, Saint Paul puis la place de la Bastille, point kilometrique n° 5 que je passe en 26'. 
A ce moment précis, même si je suis en super forme, je sais que je me suis grillé et que la fin va être difficile, mais j'en profite.
La place de la Bastille est noire de monde et les encouragements fusent de partout, je n'entends quasiment plus ma musique. Je profite du premier ravitaillement. Je vais d’ailleurs boire une gorgée d’eau à tous les ravitos.

Je vais me mettre derrière une féminine qui va m'emmener jusqu'au 9e kilomètre où m'attend une surprise de la part de collègues.
Je maîtrise très bien cette petite grimpette pour arriver sur la place Felix Eboué où un écran géant affiche les encouragements des amis Facebook. J'ai eu le temps de lire un message pour Nadia et un pour Laurent.

L'avenue Dausmesnil va nous emmener dans le bois de Vincennes. A la porte dorée je ne vois pas mes collègues au point fixé. Faut dire qu'il y a énormément de monde là aussi.
J'entre donc dans le bois de Vincennes avec une petite déception mais avec l'espoir de peut-être les voir quand nous rentrerons de nouveau dans Paris, du côté de la porte de Charenton.

Je suis toujours derrière la même fille depuis le 6e km. Il y a un peu moins de supporters dans cette partie boisée, un peu plus sur l'esplanade du château de Vincennes. 15e km, juste avant le 3e ravitaillement la première ambulance se manifeste. J'espère que ce n'est pas grave. Les premières crampes apparaissent et deux coureurs commencent à marcher.
Porte de Charenton pas de collègue pourtant leur banderole était grande (merci Laure, Benoit....)

De retour dans les rues de la capitale par la descente de la rue de Charenton, tout est OK, quand vais-je lâcher prise ?
Je passe le semi-marathon dans les temps des 3h45, cependant je ne vois plus le meneur d'allure...
Petite côte avant de retrouver l'avenue Daumesnil pour passer une seconde fois sur la place de la Bastille.
C'est au ravitaillement juste avant les quais de Seine que je sens la fatigue me rattraper et c'est sous le tunnel des tuileries que je vais suffoquer. J'ai trop chaud, signe que je vais avoir du mal à terminer. Le second meneur d’allure des 3h45 me dépasse.
Désormais, même si je ne suis pas à l'agonie je sais que je perds du temps. Il me faut arriver sans trop de casse alors je n'insiste pas à vouloir garder  absolument la même allure.

A la sortie d'un tunnel des secouristes s’affairent sur un coureur probablement en hypoglycémie (d’après Jean-Claude).

Je profite de l'ambiance. Toujours beaucoup de monde, bien plus qu'en 2009 quand je l'avais fait pour la première fois.
Faut dire que le soleil est de sortie aujourd’hui et qu'il faut en profiter car il s'est fait rare depuis le début de l'année.
Après la tour Eiffel, la maison de la radio, nous allons entrer dans les beaux quartiers du XVIe arrondissement que je trouve un peu triste. C'est la partie du parcours que j’apprécie le moins. De plus en plus se mettent à la marche. Je résiste. Après avoir contourné Rolland Garros nous arrivons au ravitaillement du 35e km. J'appréhende les kilomètres qui suivent, c'est souvent là que je craque. C’est déjà le cas de nombreux concurrents qui s'arrêtent net devant moi sans prévenir.

Ca c'est pénible. Quand je m'arrête, je jette un œil derrière et tends le bras pour signaler que je vais m'écarter pour prévenir afin de ne pas gêner les personnes derrière moi. Quel manque de respect.
Bref, ce que je craignais arrive peu après le 37e. Le cœur et le souffle vont bien mais les jambes n'en peuvent plus.
Je vais me mettre à marcher quelques mètres avant de repartir.

J'ai la chance d’apercevoir Greg. Heureux papa depuis deux jours, il est venu encourager ses nombreux amis présents sur la course. Je m'empresse d'aller le saluer et le féliciter.
J'arrive tant bien que mal au dernier ravitaillement du 40e kilomètre, juste une gorgée d’eau, je ne m’attarde pas.
On se motive comme on peut. Plus que 2.km !!
Quelques instants plus tard je pense reconnaître une tenue familière. Plus je me rapproche et plus je suis certain qu'il s'agit de Jean-Claude.
Il est surpris de ma présence. Il est encouragé par un membre de son club. Il nous reste un kilomètre, je vais rester avec lui jusqu’au bout.

 

Dernière ligne droite, coucou aux photographes

L'arche est enfin là



Nous savourons ce moment unique, éphémère.

Mon GPS affiche 4h03 et des poussières. Epuisé, à cause aussi des 58 km effectués quinze jours avant aux 6 heures de Buc mais heureux d'avoir participé à cette magnifique manifestation.

On nous remet le T-shrit finisher, Jean-Claude me prend en photo, merci l'ami.

 

Puis une jolie médaille.

Je salue Jean-Claude qui part de son côté rejoindre ses amis de club.
De mon côté pas de queue pour récupérer mes affaires. Je ne m’éternise pas, me change vite fait puis rentre à la maison pour une sieste bien méritée.


Merci à toutes les personnes qui m’ont encouragé.

Merci Nissan

Merci à l’organisation, surtout à tous les bénévoles.

 

Bon rétablissement à Edouard qui, finalement, n'a pas pris le départ de cette course à cause d'un genou récalcitrant et m'a laissé seul.

 

Mes photos du running exp

du jour de la course 

Ma trace GPS Garmin



 



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Nadine 12/04/2013 17:40


Bravo Hubert !!! quelle abnégation après Buc d'enchaîner sur un marathon.... vous êtes des sur-hommes les pcapiens !! bizzzz

Hubert Leclercq 13/04/2013 16:27



Merci Nadine.


A bientôt
Bises



Sydoky 11/04/2013 22:54


Bravo Hubert 


Un beau marathon et un bon résultat si peu de temps après tes 6h de Buc 


La médaille bien méritée est très jolie, ainsi que toutes tes photos.


Bonne continuation pour tes autres objectifs 

Hubert Leclercq 13/04/2013 16:28



Merci Sylvie


Bonne continuation


A bientôt.


Bises